Retrouvez ici l’interview de Clara Levi sur le manager sympa.
Manager sympa : jusqu’où peut-on être « pote » avec ses équipes ?
Être un manager sympa : une posture séduisante… mais délicate
Dans un monde du travail marqué par la fatigue, les tensions et la quête de relations plus humaines, l’idée d’être un manager sympa s’impose presque naturellement.
Accessible, proche, chaleureux, le manager sympathique rassure.
Il incarne une figure plus moderne, plus relationnelle, parfois même plus confortable — pour les équipes comme pour lui-même.
Peut-on être trop sympa en management ?
Pourquoi l’image du manager sympa séduit autant ?
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un manager humain
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un manager apprécié
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un manager accessible
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un manager « à la cool »
Pour le manager, être aimé est souvent plus confortable qu’être confronté à l’impopularité ou au conflit.
Retrouvez ici l’interview de Clara Levi sur le manager sympa.
Quand la sympathie commence à produire des effets pervers
Le problème n’est pas d’être sympa.
Le problème apparaît lorsque la sympathie commence à fragiliser le rôle managérial.
À vouloir préserver la relation à tout prix, certains managers peuvent :
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retarder des décisions nécessaires
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éviter les recadrages
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ne pas poser de limites claires
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contourner les situations inconfortables
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laisser s’installer des non-dits
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de l’incertitude
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des règles implicites
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de l’injustice perçue
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des tensions silencieuses
Le manager porte une responsabilité, un pouvoir de décision, une fonction d’arbitrage.
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une confusion des rôles
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des perceptions de favoritisme
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une difficulté à trancher
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une perte de crédibilité
Elles attendent un repère.
Sympathie, bienveillance et complaisance : des notions souvent confondues
Être sympa ne signifie pas être complaisant.
La bienveillance managériale ne consiste ni à éviter les tensions, ni à vouloir plaire à tout prix.
Elle repose sur un équilibre plus subtil :
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être humain dans la relation
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être clair dans le cadre
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être solide dans les décisions
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Être humain ne remplace pas le cadre.
Manager ses anciens collègues : un terrain à haut risque relationnel
Cette problématique devient encore plus sensible lorsqu’un manager prend la responsabilité d’anciens pairs.
Plus la relation était proche auparavant, plus le cadre doit être explicite après la prise de fonction.
Sans clarification :
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les attentes deviennent floues
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les frustrations émergent
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les tensions s’installent
La proximité passée ne dispense jamais du cadre présent.
Où se situe le bon dosage ?
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l’intérêt collectif est impacté
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une décision juste est évitée
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le cadre se fragilise
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la performance n’est plus adressée
Il est là pour faire progresser.
Finalement, c’est quoi être un bon manager ?
Ni trop distant.
Ni trop complaisant.
Un bon manager est capable de :
- Être accessible et chaleureux
- Favoriser une relation de confiance
- Écouter sans porter à la place
- Montrer de l’empathie
- Poser un cadre clair
- Assumer des décisions inconfortables
- Maintenir une exigence juste
Une question clé pour tous les managers
Peut-être que la véritable réflexion managériale tient en une question simple :
« À trop vouloir protéger la relation, qu’est-ce que je risque de ne pas protéger ? »
Les équipes n’attendent pas un ami.
Elles attendent un repère.
Chez MTH Coaching, nous accompagnons les managers, pour trouver le juste équilibre dans leur relation avec leurs subordonnées. Pour en savoir plus, prenez rendez-vous ici.
